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02/02/2010

Vieil Ispahan 11

Le point de vue unique, assise au bureau au fond du magasin, est un parti pris esthétique. Et vous allez en crever comme j’en crève, le cul sur ma chaise de bureau, de voir les choses toujours sous le même angle. Je ne savais pas que l’on pouvait crever d’un parti pris esthétique.

On peut crever de tout, n’est-ce pas, comme d’être prise au piège dans ce fucking magasin où n’importe qui, quand l’envie lui vient, peut entrer et m’abreuver d’une conversation que je ne désire pas. Je renie ma mère et mon père et tous mes ascendants qui m’ont modelée polie et souriante et patiente en apparence, tout en m’inoculant un feu de Dieu au-dedans. Je passe mes journées dans cette petite boîte luxueuse et transparente, je suis devenue une poupée articulée qui dit oui qui dit oui tous les jours de la semaine. Et d’abord, pourquoi tous les jours de la semaine ont-ils des noms différents alors qu’ils sont tous identiques les uns aux autres ?

Commentaires

Il s'ils disaient eux que tu es identique à toutes ces femmes polies et souriantes sans se rendre compte que tu as en toi un feu de Dieu ?
Après tout, moi je suis un identique à n'importe qui mais bordel de merde je me traîne un feu de Dieu... d'enfer !
( Et ça ne s'arrange foutre pas ! )

Écrit par : joruri | 04/02/2010

Yeah, absolutely !!!!!!!! Il faudrait un code ou un mot de passe pour reconnaître les enflammés ! Un truc, une étincelle qui embraserait tout là où il y a quelque chose à embraser.

Écrit par : Fleur | 07/02/2010

Il faut que je vous/te dise une chose. je t'aime Fleur.
Ce que je perçois de toi, tes textes, mais aussi ce qu'ils laissent passer de toi m'atteint.
Tu es une princesse ! Tu ne vois pas quel honneur tu m'as fait parfois de rebondir sur mes petites envolées.
Je n'oublierais jamais ce texte que nous t'avions un peu forcé à écrire sur l'histoire du bordel implanté en marge des jeux olympiques en Allemagne.
Celui-là, je crois bien que je l'emporterai jusque dans l'autre monde et que des anges l'ont écris avec toi...
Avec tout mon respect Madame Fleur !

Écrit par : joruri/koan | 11/02/2010

Tes "petites envolées" m'ont appris ce qu'est l'esprit poétique, moi qui déteste la Poésie, son côté "fournisseur en Beau" et son ciselé, sa mise en scène et son drapé. Tes mots, Koan, n'ont rien à voir avec tout ça : il y a une musique en eux, c'est à la fois furieux, grave et léger. C'est rare. Alors l'honneur de rebondir, c'est toi qui me le fais... Merci.

Écrit par : Fleur | 12/02/2010

Chère petite sœur !
je te bénis de tout mon cœur !

Écrit par : joruri | 03/03/2010

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