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09/02/2009

Vieil Ispahan 3

            Dans la salle des deux mètres sur trois, face à la grande glace, je mène à bien mes exercices de shadow. Je suis la seule boxeuse au monde à m’échauffer sur un ring fait d’une vingtaine de tapis persans superposés. Le ring le plus luxueux de toute l’histoire de la boxe, pour la boxeuse la plus minable de toute l’histoire de l’Humanité.

 

            Chaque tapis a son propre ring, que l’on appelle le champ, il est le domaine du spirituel, où règne le médaillon central – l’Esprit divin. Les bordures qui encadrent ce ring – elles sont parfois plus de six – sont du domaine terrestre et protègent le royaume céleste. En regardant attentivement ces champs, on comprend que chaque tapis raconte une histoire – ma préférée est celle que chantent les bidjars, des oiseaux venus piquer le cœur des fleurs de marguerite parce que leur nectar a le pouvoir de rapprocher le cœur des hommes.

 

            Et au fond, que raconte le tapis d’un ring de boxe, chaque soir de réunion ? La même vieille histoire de l’Humanité : sueur et solitude, amour et gloire, duel et désespoir.

Commentaires

Un grand écart que seul un regard comme le tien pouvait se le permettre, je vois que la forme est revenu...

Écrit par : MrBlue | 04/07/2009

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