Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/10/2006

A suivre

Lundi 16 octobre 2006.  

Comme j’étais attablée sous la fenêtre du salon, le peintre - comme par magie suspendu à mon troisième étage - par la grâce de sa couleur terre-battue qu’il appliquait au pinceau sans jamais tourner les yeux vers moi, a ressuscité les courts de tennis de mes dix-huit ans. Hypnotisée par son geste régulier, je me suis retrouvée soudain plongée dans la touffeur d’un après-midi d’été, sur ce court de terre-battue – je faisais semblant de croire que la terre rouge était la même que celle de mon enfance africaine, je la désignais à mon partenaire de double-mixte, elle me porterait bonheur.

Nous avions déjà gagné quelques matchs dans ce tournoi, et au fur et à mesure des tours passés, le public s’étoffait et s’échauffait. Ma mère, dans l’émotion, me désignait à qui voulait me contempler – c’est ma fille – elle m’avait fait coudre une jupe plissée courte, blanche, à l’anglaise, dans sa conception d’un échange de balles entre aristocrates et jeunes gens de bonne famille. Ma propre conception du tennis tenait des sensations : bruit mat de la balle, glissade sur la terre, mouvement sur le terrain, silence et stupeur alentour. Il suffisait d’être , exactement où l’exigeait la balle.

            Mon service de pacotille menaçait de nous faire perdre, je n’avais jamais voulu le travailler, je l’envoyais poudré d’effets, et l’on me faisait sentir en face, d’un revers catégorique, que la poudre aux yeux à cette étape du tournoi ne suffirait plus à assurer la victoire. Que me restait-il sinon mes armes de fille ?

 

à suivre...

Commentaires

"Que me restait-il sinon mes armes de fille ?"

Fleur, tu as l'art de ménager le suspens... ;-)

"qu’il appliquait au pinceau sans jamais tourner les yeux vers moi"

Tes armes de filles seraient-elles inefficaces avec les peintres ?

Écrit par : Pulsar | 16/10/2006

un peu de poudre, un peu de blush, une petite culotte blanche que l'on aperçoit subrepticement à chaque revers de balle, si c'est de la poudre aux yeux et des armes de fille, ça reste un bien joli talent !
qu'il est bon de flâner dans ses souvenirs...
la terre rouge, celle de L'Afrique, celle du Maghreb, cette terre qu'on rapporte avec soi jusque dans la racine des cheveux et bien des années plus tard, encore présente dans le fond d'un sac, dans une poche de veste...

Écrit par : holly | 16/10/2006

Impossible pour moi de regarder cette jupe. Ce sont vos sensations qui m'intérèssent, le feutré de la balle et son poc parfait. Ce sont vos sensations que je contemple, et non votre anatomie. Le tournis que vous aimez tant dans les sensations qui caracolent, le tournoiement des sensations qui vous enivrent, partout chez vous; le skate, la robe rouge, le tennis, seul le mouvement vous repose...

Écrit par : koan | 16/10/2006

Vite la suite !

Écrit par : MrBlue | 17/10/2006

Patience, Mr Blue... Vous avez un ordi pour la semaine d'exil ?
Koan, je sais bien... J'explore un autre style, mais les sensations ne me quittent pas ;-)
Holly, vous êtes amoureuse de l'Afrique ??
Pulsar, sache que ce peintre est très professionnel, jamais pendant le travail...

Écrit par : Fleur | 17/10/2006

on est en plein match !et la, la pause, vous buvez une petite rasde d eau pour desalterer, discutons un peu..suis impatiente de voir la suite ! je suis avec vous, et votre service laladroit me fait rire, je crois que votre malice va vous faire ganer le match !!

Écrit par : anne | 17/10/2006

on est en plein match !et la, la pause, vous buvez une petite rasde d eau pour desalterer, discutons un peu..suis impatiente de voir la suite ! je suis avec vous, et votre service laladroit me fait rire, je crois que votre malice va vous faire ganer le match !!

Écrit par : anne | 17/10/2006

Trés joliement écrit , je vois les images trés distinctes , je viendrais lire la suite ......

Écrit par : Debla | 17/10/2006

Debla (votre lien est encore mauvais !!) qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour vous faire revenir... ;-)
Anne, ça me donne du courage rétrospectivement , ça ! Merci !

Écrit par : Fleur | 17/10/2006

J'ai effectivement un ordi au bureau, ce qui me permet de suivre mes blogs préférés durant la semaine. Je n'ai pas encore "accroché" de borne Wifi pour le portable mais j'y réfléchis pour le soir... Cela dit je prépare quelques réjouissances auditives pour très bientôt donc les soirées sont vien remplies !

VITE, LA SUITE !!!

Écrit par : MrBlue | 17/10/2006

mefie-toi du wifi, rayons poisons...

Écrit par : koan | 17/10/2006

Double-mixte ! ah ! et ils étaient encore amis vos adversaires à la fin du match ?
Avez-vous osé -afin de déstabilliser la part masculine adverse- oter votre petite culotte afin que celui-ci à la vue de chacun de vos fluides mouvements fut -disons - déconcentré ou pour le moins distrait ?
J'aurais été impressionné et pour un tel forfait eût été bien aise de vous présenter mes hommages fusse sur une terre rouge, de vous faire la courre...(pardonnez le " t'hennissent d'étable" -je suis incorrigible- mais à 18 ans s'eût été de bon ton non ?) ! Enfin je ne souhaite ici présumer ni oter le suspense...J'imagine que vous aviez -déjà- plus d'imagination que celà...et sans doute diverge-je...
à plus

Écrit par : Pessah | 18/10/2006

vous verrez bien Pessah, un peu de patience (cependant je n'étais ni ne suis femme fatale à la Sharon Stone ;-) )

Écrit par : Fleur | 18/10/2006

A ne pas confondre avec charogne stoned...
Le suspens est insoutenable, j'opte pour l'option suivante; vous avez collé votre raquette dans les gencives des adversaires, et on vous appelle depuis "l'arme fatale".
l'arme fatale de la femme fatale...Il ne faut pas confondre monter au filet ou monter aux rideaux... Je... je crois que je vais aller faire un petit somme, je tiens plus en l'air...'xcusez.

Écrit par : koan | 18/10/2006

la terre rouge m'évoque le maroc, le haut Atlas, les chemins qu'on gravit, la route des casbahs qui nous emmène là-bas dans le désert, la dune de merzouga, qui n'est plus rouge mais orangée, les cailloux que je ramène dasn mes poches, la terre dans une petite bouteille... la terre dans une coupe de mon salon avec les roses des sables, un haut tapis de laine ramené du sud, le thé à la menthe, les amis qui sont trop loin, les feux de camp, le pain cuit dans la terre, les lèvres sèches et le sable qui rentre partout...

Écrit par : holly | 18/10/2006

je bois tout ce que vous dites, Holly...
Koan, je vous réveillerai pour la suite !

Écrit par : Fleur | 18/10/2006

Eussiez-vous été tentée par l'expèrience alors, je réitère et rien que pour l'idée...Même si tout l'espoir eût été d'épisodiques rencontres platoniques...
Quant à la femme fatale, seriez vous le mirroir de vous-même ? et puis que saurriez-vous de mes esapades et escalades nocturnes ? il est solide cet échaffaudage ?
PS : je n'oublie pas cette histoire de clou ! Est-ce bien vrai que vous ne connaissez pas cette vieille lègende ?
Vous savez pourquoi "pas myosotis" ! aussi : nicht à votre requète pour l'instant sinon que la tige ne colle pas aux pétales tout-à-fait...vous suggererais-je les Lobellias ? j'en ai planté ce printemps, elle sont toujours là bien que le nord de la Loire...
salut

Écrit par : Pessah | 18/10/2006

Le terrain alloué par la mairie et sur lequel nous jouons est... en béton...
Nos parties sont animées de jubilation, de courses effreinées, de ratés... de beaux coups, souvent involontaires ;-)... de cris et de rires, de larmes même (non... pas de joie... c'est juste quand je me trouve trop nulle... )
Donc chez nous point d'ambiance à pas feutrés sur la terre rouge orangée... et plus de tremblements que de stupeur ;-)
Vivement la suite... Peu importe le service... Sers -toi de l'énergie qui se trouve dans la balle...
Ok j'arrête là mes conseils et mes jeux de mots à 2... balles !

Écrit par : kti | 18/10/2006

La pause n'est pas finie ?

Écrit par : koan | 19/10/2006

allez-vous, avec votre puissance et justesse de frappe, viser les parties sensibles.. ? les hommes pensent à la culotte, moi à ça ;-))
..ça serait un peu cruel tout de même

Écrit par : anne | 19/10/2006

Normalement le tennis se joue filles contre filles et hommes contre hommes. Et puis le point sensible des hommes est aussi leur coeur !

Écrit par : koan | 19/10/2006

Bien sûr Koan . Et le point sensible des femmes est AUSSI leur sexe . C'est tout petit un clitoris , mais ça bande... AUSSI .

Écrit par : ... | 19/10/2006

Ah bon ? je savais pas...

Écrit par : koan | 19/10/2006

Il faut tout leur apprendre à ses hommes...!;))

Écrit par : ... | 19/10/2006

"Ces hommes", pardon ! Ce n'était ni intentionnel ni un lapsus (enfin si c'en est un il est de taille!) ce possessif .

Écrit par : ... | 19/10/2006

Mieux vaut être fort en clitoris qu'en p...tennis. Voilà qui est fait; n'en parlons plus... Et maintenant, on peut revenir à la littérature ? On peut savoir qui va gagner et ce que sont ces armes de filles qui mettent la zizanie (avec une ruse toute calculée) dans nos têtes secouées de droite à gauche par les rebonds de la balle ?

Écrit par : koan | 19/10/2006

Rendors-toi Koan !!! (rires)

Écrit par : MrBlue | 19/10/2006

la malice ? l'humour ? la force de dissuasion ? le verbe ? un geste ? le charme ? la comédie ? .. le public est chaud-bouillant..ça fait des "allez Fleur !!!"allez bidule!!" "alleeeez Fleeeeur !!! " et des hola en attendant la reprise du match...

Écrit par : anne | 19/10/2006

Fleur aurait elle déclaré forfait ? l'arbitre siffle la reprise du match : "treeet treeet" Il est chouette mon sifflet non ? ( Euh, oui je sais, faut que je retourne me coucher...)

Écrit par : koan | 19/10/2006

J'espère qu'elle rigole Fleur , dans les coulisses . Moi en tout cas je lui envoie plein de roses ...sans carton .

Écrit par : ... | 19/10/2006

tel match, tel public

Écrit par : ... | 19/10/2006

oui je rigole, j'adore, vous me faites tous rire, mais vous avez tellement fantasmé, tous, sur la suite de ce texte que vous allez être très très déçus ;-)) allez encore un peu de patience : demain sans doute !

Écrit par : Fleur | 19/10/2006

et un de plus dans la foule en délire !

Écrit par : S. | 19/10/2006

Romancez, romancez Fleur !

Écrit par : koan | 19/10/2006

UNE VIEILLE HISTOIRE

Les sirènes ont toujours aux yeux
Des larmes aux parfums fabuleux

Dans l'enchantement des hauteurs
Circé sait joindre la ferveur

Lié au mât de son bateau
Sourit tendrement le héros

Depuis toujours ce cher Ulysse
Refuse de jouer au tennis

Bien des prétendants sont passés
Pénélope a toujours tissé

Écrit par : gmc | 19/10/2006

merci gmc pour ces vers sur mesure !!!

Écrit par : Fleur | 19/10/2006

"Depuis toujours Ulysse
refuse de jouer au tennis" ! C'est trop cool !

et le Mannekenpis ?

Écrit par : koan | 20/10/2006

Fleur, vous êtes une merveille ! Votre style, mais aussi votre ton si direct et droit me sidèrent. En colère vous êtes à pleurer. Où que je regarde sur ces blogs; moi, je ne trouve personne qui me convainct comme vous de ce que la fierté et la droiture sont de belles et grandes choses. Vraiment Fleur, je ne connais de vous que des mots, mais ce que je lis me ravit et m'enseigne. Ce n'est pas de la lèche, mais une véritable et sincère reconnaissance que j'ai à votre endroit. Je n'ai pas les mots pour le dire, mais je suis toujours comme "redréssé" par vos dires. Incroyablement tonifiante et avec un quelque chose de triomphant. Formidable... snif. j'ai craqué...

Écrit par : koan | 20/10/2006

koan, merci, ça me va droit au coeur, je me sens parfois si ridicule avec mes grandes idées...

Écrit par : Fleur | 20/10/2006

Vos "grandes idées" comme vous dîtes sont belles et simples, et la manière dont vous les partager tout autant Fleur.

Écrit par : koan | 20/10/2006

Les commentaires sont fermés.