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30/06/2005

Olé !

Jeudi 30 juin 2005.
Mon corps sans couilles.
Et cependant mon corps.
Je sors à l’heure où l’ombre se terre, à l’heure où l’on sait qui l’on est – Olé ! Les travaux ont repris dans ma rue : le tractopelle, avide de fouiller les tripes de la ville, de son bras articulé.
Je croise des hommes à qui le portefeuille rempli sert de couilles. Ils n’ont pas le Verbe, ils se méprennent sur le sens du mot bourse. Ils sont accompagnés de femmes habillées en souris grises. J’ai l’air de ne pas en avoir, tout en en ayant. Ils n’en ont pas, tout en en ayant l’air.
Heureuse de mon sort (corps ?).

Commentaires

L'habit ne fait pas le moine et la bourse ne fait pas le bon baiseur. Quelque part c'est rassurant, nan ?

Très bon texte.

Écrit par : Alinoee | 01/07/2005

C'est bien connu: de tous temps ce sont toujours les femmes qui ont tenu les cordons de la bourse!

Écrit par : manutara | 01/07/2005

Alinoee, c'est drôle, je n'avais pas pensé aux performances sexuelles en écrivant ça (mais tu as raison !). Par "avoir des couilles" j'entendais autre chose de plus fondamental.
Manutara connaît la manie des femmes de vouloir porter la culotte !

Écrit par : Fleur | 01/07/2005

"Elle s'approcha de lui. "Debout, dit-elle. On va manger tout ça. Allons, debout comme un homme." Il se redressa. Elle l'entoura de ses bras durs, le serra de force contre elle avec une impatience sauvage et contenue. "Tu ne grandiras donc jamais, sale petit boy-scout destructeur de foyers. Tu ne sais donc pas encore que, Dieu merci, nous n'avons pas vraiment l'allure de gens mariés, même aux yeux des bêtes brutes ?" Elle le tenait serré fort contre elle, se renversant et ondulant doucement des hanches, les yeux fixés sur lui, le regard jaune, impénétrable et ironique, avec cette qualité qu'il était presque parvenu à reconnaître - cette inflexible et presque intolérable honnêteté. "Comme un homme, dis-je." Ironique, elle le serrait fort contre ses hanches ondulantes encore que ce ne fût pas nécessaire."

Juste après elle défait sa ceinture ; lui (moi, Harry) a très envie, et alors elle lui dit d'où vient cette ardeur soudaine : le voisin (Bradley) vient de leur rendre visite et il l'a regardé elle (elle, Charlotte) avec insistance et étonnement. Elle dit :

"est-ce que tu couches avec moi seulement parce que quelqu'un t'a rappelé par hasard que j'ai une fente au bas du ventre ?
- Oui, dit-il, oui." Plus tard dans la matinée, ils entendirent l'auto de Bradley qui démarrait. A demi-couchée sur lui (elle avait dormi, lourde, détendue, la tête sous le menton de Wilbourne, la respiration lente et profonde), elle se souleva, lui enfonçant son coude dans le ventre et faisant glisser la couverture de ses épaules, tandis que s'éloignait le bruit de l'automobile." etc etc.

Tu vois, Fleur, vous avez mieux que des couilles, vous avez des coudes. Vous, les Charlotte Rittenmeyer.

Écrit par : Harry Wilbourne | 01/07/2005

Merci pour cette dernière phrase, Harry ! Ca me va droit au coeur, tu peux l'imaginer...

Écrit par : Fleur | 01/07/2005

Parait qu'au Japon malgré un sexisme évident ce sont les femmes qui tiennent les cordons de la bourse. Les hommes confient à leur femme tout leur salaire et c'est elle qui leur alloue une sorte d'argent de poche

Écrit par : hypo | 01/07/2005

C'est vrai.

Écrit par : all_zebest | 01/07/2005

All, ça vous tente ?

Écrit par : Fleur | 01/07/2005

Oui, héhé ! J'ai peu d'envies honéreuses (des livres, des livres, des DVD et des livres). L'argent de poche me suffirait.

Écrit par : all_zebest | 02/07/2005

Ma réponse a disparue !!

^^


tant pis...

Écrit par : hypo | 03/07/2005

Vous avez vu, Newbie a disparu.

Écrit par : all_zebest | 04/07/2005

Quelle réponse, Hypo ? Je ne suis pas responsable, je n'ai rien effacé !!!!!
Oui, Newbie Océan a disparu, depuis plusieurs jours déjà.

Écrit par : Fleur | 04/07/2005

chère Fleur, mieux que les couilles, vous avez la verve, le style et la combativité, dont tant d'homme si ils possedent les premieres sont depourvus de ces qualités...

Écrit par : sios | 07/07/2005

Les commentaires sont fermés.