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19/05/2005

Les prunes et moi

Jeudi 19 mai 2005.
Je repense à la phrase du marchand de fruits et légumes, lorsqu’il explique que si la prune éclate, c’est que son taux de sucre est au maximum. Je me gargarise de cette phrase un bon moment. Je crois qu’une prune exulte de sucre et éclate en une plaie cruciforme exactement de la même manière que mon cœur se fend en ce moment pour se libérer d’un trop-plein de joie. Les prunes m’émeuvent soudain.
Presque autant que ce vieil homme édenté aux allures d’ivrogne, aperçu sur le trottoir hier. Une grosse femme en voiture klaxonne pour attirer son attention avant de lui faire de grands signes d’amitiés. Il ne répond que d’un geste, mais son sourire l’illumine bien après que la voiture ait disparu. Lorsque nos regards se croisent, je lui souris. Je lui envie sa joie, et devant ce signe extérieur de bonheur, les larmes me montent aux yeux.
Le thé vert trop infusé a un arrière-goût de cigarette. Une vieille copine de lycée m'envoie un mot pour me dire qu'elle a fait un bébé toute seule.

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