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09/04/2005

Tyson

Samedi 9 avril 2005.
L’homme qui boxait plus vite que son ombre, c’était lui. Inégalable en rapidité. Impossible à contrer. Ses enchaînements de directs sont inouïs à regarder et inouïs à recevoir si l’on en croit les gueules cassées qui gisent sur le tapis dès les premières secondes du premier round.
L’homme qui frappait plus fort que Foreman c’était lui. On se souvient du pauvre sparring-partner de George chargé de tenir le sac d’entraînement par derrière pour lui donner plus de résistance. Le sable ne suffisait pas à absorber les ondes de choc des coups et Foreman creusait à la fois le sac et le partenaire. Mais ce n’était rien, à côté de lui.
Rapidité et puissance : on pouvait en rester là et se déclarer impressionné par Mike Tyson. Mais la boxe avait disparu. Il s’agissait pour lui de rester sur le ring le moins longtemps possible. D’aligner en forcené les directs, crochets, uppercuts. De mettre K-O l’adversaire et de s’assurer la victoire en continuant à le frapper pendant sa chute. Finir le travail. Ni duel, ni jeu, ni boxe. Un pur produit des sociétés modernes : le rendement et rien d’autre. Ni panache, ni finesse dans le combat. Un pauvre type sans intelligence, un cogneur sans classe, et comme si ça pouvait exister, un boxeur sans « arte » !

10:00 Publié dans Boxe | Lien permanent | Commentaires (0)

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