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15/03/2005

Ma jupe si courte

mardi 15 mars 2005.
Je pourrais enfiler mes gants de boxe, mais je choisis plutôt ma jupe courte, si courte que le vent en est fou, si courte que la rue entière me croit belle, alors que tout le monde sait que mes gambettes sont maigrelettes et que peut-être seule la fréquentation assidue de mon ring chéri me donnera les mollets dont je rêve. Je ne pense plus à la ligne que traçait ma mère dans la poussière de Dakar pour me donner une jolie démarche, cette ligne est inscrite dans ma chair, je ne marche pas les pieds en canard et les hommes dans mon sillage me font savoir d’un regard, d’un silence, comme ma démarche les émeut.
Ce n’est rien qu’une jupe si courte qu’elle me met le sourire aux lèvres, ce n’est rien qu’une jupe si courte qu’elle me dispense de la lutte pour la vie, qu’elle m’ouvre les portes et délie les langues des hommes.
Je suis la reine du quartier, et parfois je me mords les lèvres pour ne pas rire aux éclats en découvrant que même les femmes me saluent muettement. J’ai le geste gracieux et c’est d’autant plus facile pour moi que je suis une tête de linotte sans profondeur, je n’ai rien dans la tête, rien dans la tête, alors tout est dans le geste, et c’est mon plaisir, alors ne dites plus jamais que je suis superficielle avec ce ton aussi grave, puisque c’est ma force.
Et pourtant, m’être grisée de ces regards toute une journée me rend plus amère qu’une orange de Séville.

Commentaires

A vous lire aujourd'hui je ne peux que me ranger moi aussi dans la catégorie des muets.
Ah ! Le printemps...

Écrit par : Anaximandrake | 16/03/2005

Printemps, printemps,... là où je vis il ne fait pas très chaud, et je porte cette jupe avec un collant d'hiver, noir... Je rêve de soleil.

Écrit par : Fleur | 17/03/2005

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