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14/02/2005

Comme un lundi

Lundi 14 février 2005.
Incapable d’honorer de lourdes dettes (EDF, eau, prêt…), je m’offre le luxe d’un accrochage avec une Clio, au volant de ma 106 (encore plus) pourrie. Je suis en tort, je m’attends au refus (classique) de payer de la part de l’assureur –Mister G croyant noyer le poisson en invoquant le tout-puissant Malus (qui sonne comme une traduction latine du nom du « Malin »)
Pour échapper à la triste réalité matérielle, j’achète au marché une orange amère de Séville. Je la hume, elle est espagnole, je la caresse, cueillie par des mains espagnoles, je la dévore des yeux, elle a mûri au soleil espagnol. Elle est de Séville, ma pomme d’or, son arbre a toujours les racines plongées dans cette terre aux portes du monde arabe, et je répète le nom de sa ville, et celui de Malaga, de Barcelone et de Pampelune, comme une incantation pour échapper au Malus et à ses suppôts.
L’homme qui partage ma vie me rappelle que Monsieur I. a de l’argent, mais je ne cesse de psalmodier le nom des villes espagnoles, sans l’écouter.
Je me demande à quoi sert un blog, je voudrais trouver sur cette blogosphère des lieux dont je pourrais psalmodier le nom, comme une incantation pour me protéger de la mesquinerie ambiante. Tout manque de panache.

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